Idées reçues

L'oiseau-lire

« Le braille est une sorte de langue étrangère, comme la langue des signes. »


Le braille est un simple ALPHABET. Quand on sait déjà lire et écrire, il suffit juste d’assimiler une quarantaine de signes (ponctuation comprise) et ça suffit pour la plupart des écrits.

« Je ne suis pas doué pour apprendre. »

smiley nul

Pour les connaissances requises, un niveau CP suffit. Reste la motivation, et l’effort à fournir est minime par rapport à l’enjeu !

“J’ai très peu de sensibilité dans les doigts. »

smiley perplexe

Aucune importance, quand est voyant, on peut lire le braille avec les yeux !

« À chacun son domaine. Laissons le braille aux enseignants spécialisés.« 

Il ne s’agit pas de remplacer les professeurs, mais de pouvoir communiquer par écrit avec un enfant brailliste : lui écrire, lire ses lettres, adapter des jeux ou du matériel pour lui…

« Pour apprendre le braille, il faut une formation, on ne peut pas y arriver seul.« 

Même s’il est plus confortable et agréable d’apprendre dans le cadre d’une formation, ça n’est pas toujours possible. Avec un simple alphabet on peut très bien y arriver ! Et si on a régulièrement l’occasion de lire / écrire en braille on apprend très vite. Il suffit de s’y mettre.

« Passer du noir au braille, c’est traduire.« 

Quand on passe du noir (Le “noir” est le terme employé pour définir l’écriture des voyants, par opposition au braille. On dit aussi “alphabet latin” ou “écriture imprimée”.) au braille ou inversement, on transcrit. On traduirait si le braille était une langue étrangère.

« La synthèse vocale est plus efficace et convient à tous. Le braille est dépassé : seuls 15% des aveugles l’ont appris. »

smiley heureux

« La sainte aise veau calée peu lue et fi qu’as est con vient à tousse. Le bras yeux et dé passé : ce le 15 pour sang des aveux gueulons à prix. »
Pour un enfant, l’apprentissage phonétique est catastrophique, il conduit à l’illettrisme. La structure du langage est indispensable pour la structure de la pensée. Seuls les adultes « aveugles tardifs » peuvent s’appuyer sans danger sur la seule synthèse vocale. Et encore… à l’écrit certains adoptent leur propre orthographe, en fonction de la façon dont la synthèse vocale va prononcer. Les correcteurs d’orthographe automatiques ne sont d’aucun secours et ajoutent même des fautes : l’exemple ci-dessus passerait sans problème leur barrière !

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