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Intellectuellement précoce et aveugle : la dyssynchronie intelligence - psychomotricité
Proche ou même souvent en-dessous de l'âge légal, ce qui se traduit par une gaucherie des gestes, une maladresse, un manque d'intérêt ou d'attention pour ces «contingences ». La «tête» va plus vite que le corps. et en particulier la main que les enfants précoces considèrent comme rudimentaire parce qu’incapable de suivre le rythme de la pensée.
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L'importance de la psychomotricité | |
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"Dans toute dynamique prédomine un élément moteur qui entraîne le reste ; chez l'enfant surdoué, l'élément moteur est le développement intellectuel. Freinons-le et nous freinons l'ensemble du développement. Favorisons-le et nous voyons le reste suivre à son rythme propre. Refuser l'apprentissage de la lecture à un enfant qui le désire, sous prétexte qu'il ne sait pas lacer ses chaussures, bloquera l'ensemble du développement - y compris le psychomoteur.» (ACSIS) |
Un enfant aveugle ne peut pas être autonome sans avoir de bonnes compétences psychomotrices. La latéralisation, la motricité fine, le toucher efficace, l’organisation dans l’espace, l’ordre, etc… sont fondamentaux. Le fait que ces éléments soient pris en compte très précocement (avec des cours de psychomotricité, locomotion, ergothérapie…) est une chance, et la garantie de ne pas focaliser sur le seul développement intellectuel.
Les enfants handicapés sont suivis de près, on tente de remédier au mieux à toutes leurs faiblesses, avec une inquiétude quant à leur avenir, et donc on a tendance à focaliser sur ce qui ne va pas. Les performances dans les domaines où la psychomotricité joue un grand rôle deviennent alors le principal critère de jugement scolaire, surtout en instituts spécialisés.
 travailler activement les compétences psychomotrices n'implique pas qu'on se base sur les résultats dans ces disciplines pour préjuger des aptitudes scolaires
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Coordination motrice, organisation, ordre, gestion de l’espace, sont des difficultés que se partagent enfants intellectuellement précoces et enfants aveugles ; quand on cumule, l'apprentissage est particulièrement difficile. |
Ecrire à la tablette est un travail très minutieux, laborieux. Même chose pour l’écriture des chiffres à l’aide des cubarithmes, qui demande une grande finesse de manipulation et ne peut pas être rapide. L’écriture à la Perkins réclame une bonne dextérité, comme pour jouer du piano. Lire en braille, même pour un très bon lecteur, est de 4 à 6 fois plus lent que lire en noir. La frustration de la main qui ne suit pas la pensée s’en trouve largement amplifiée !
Enfants intellectuellement précoces et enfants aveugles sont, pour des raisons différentes, beaucoup plus à l’aise à l’oral qu’à l’écrit, mais pour les enfants aveugles, comme la transcription braille/noir est une difficulté, la possibilité de remplacer un travail écrit par un travail oral est d’avantage admise.
 pour les enfants présentant une dyssynchonie intelligence-psychomotricité, on pourrait enviager de modifier l'ordre classique des apprentissages : la Perkins avant la tablette, les cubarithmes comme support de démonstration mais la calculette comme instrument de calcul, le recours aux contrôles sous forme orale, etc...
| Les mouvements stéréotypés | |
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Si le trop plein d’énergie des enfants intellectuellement précoces n’est pas canalisé, avec l’ennui, ils peuvent l’évacuer physiquement d’une manière qui fait parfois penser à de l’hyperactivité |
Pour les enfants aveugles, évacuer l’énergie de façon motrice est plus difficile, les déplacements impliquent une grande concentration et sont le contraire d’un défoulement ; ils privilégient pour se détendre les mouvements sécurisants, comme sauter sur place, se balancer ou tournoyer : des «blindismes», qu’on ne va pas forcément penser à relier à l’ennui.
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