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Autobiographies
 et biographies page 2



LE CHEMIN VERS LA NUIT : DEVENIR AVEUGLE ET REAPPRENDRE A VIVRE
John HULL

Robert Laffont

 

 

        

Témoignage bouleversant d'un homme qui est devenu progressivement aveugle: il perdra complètement la vue à quarante ans. Les observations de Hull portent sur tous les aspects de sa vie et de son monde intérieur. Il fait un compte rendu minutieux de la disparition graduelle de son oeil extérieur mais aussi de "l'oeil intérieur"; de la perte définitive de la mémoire visuelle, des concepts visuels, de l'image visuelle et de l'orientation visuelle, une période de cinq ans vers cet état qu'il nomme "cécité profonde", où il ne se rappelle plus son propre visage ni celui de ses proches.


DES YEUX POUR  VOIR
Evelyne KOMMER
 
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S.O.S.

                L'auteur nous invite à découvrir le vrai visage des personnes aveugles à travers les témoignages de ces femmes, de ces hommes qui occupent avec dignité leur place dans la socièté et qui ne voient pas.


LES AVEUGLES AU TRAVAIL
Philippe CHAZAL

Le Cherche-midi éditeur

      

Cet ouvrage présente tous les aspects de l'insertion professionnelle des aveugles. Des spécialistes ont étudié, dans une première partie intitulée «Les conditions de la réussite» toutes les données du problème : l'utilité du braille, la Compensation du Handicap visuel, l'orientation professionnelle des aveugles, l'adaptation des postes de travail, les mesures législatives prises pour favoriser l'emploi des aveugles dans 27 pays européens, l'historique et les perspectives de l'insertion professionnelle des aveugles, la cécité et la vie estudiantine, les déficients visuels face à l'emploi, les aveugles en milieu de travail protégé. L'expérience de l'entreprise Michelin est aussi évoquée.La seconde partie propose les témoignages de plus de cent aveugles exerçant quelque soixante-dix professions dans des secteurs aussi divers que la communication, l'agriculture, les arts et spectacles, l'artisanat, l'enseignement, l'industrie, le juridique, le médical, la presse, l'informatique, la recherche, les sciences, etc...Ce livre est indispensable aussi bien aux aveugles et à leurs familles qu'aux médecins du travail, administrations, entreprises désireuses d'employer des déficients visuels.


IL N'Y A QUE BRAILLE QUI M'AILLE
Sophie MASSIEU

 
 Mots et Compagnie

      Sophie Massieu est "non voyante", "miro", c'est selon... Bref, elle est aveugle de naissance. Elle a imaginé les petits tracas de Sarah (qui lui ressemble étrangement) confrontée quotidiennement aux aléas du monde moderne et surtout à l'incompréhension (ou à la bêtise) de ses contemporains. Elle nous livre ainsi quelque 300 définitions savoureuses de mots qui la touchent de près (écriture, distributeur, cinéma, avion, sandwich, etc.). En voici quelques extraits : - Blanc : pourquoi les poulets, canards et autres pintades ont-ils des cuisses, des ailes, un cou ? Pour que miros et enfants se chamaillent pour manger le blanc, peut-être pas meilleur, mais tellement plus simple à découper... - Jeune (encore) : pourquoi toujours vouloir flinguer son prochain, surtout s'il ne voit pas ? - Je vous descends ? - Non merci, je suis encore jeune. Echange typique, en haut d'un escalier. - Couper (sa viande) : les restaurateurs, ou même quelques convives, se montrent quelquefois bien inquiets. Comment un aveugle fait-il pour manger sa viande ? Peu nombreux, pense Sarah, sont ceux qui imaginent qu'un miro plonge le nez dans l'assiette et croque à même le steak... Mais il est des gens qui ne pensent pas qu'un simple repérage, effectué du bout des dents de la fourchette, suffit à découper un morceau à même d'être, ensuite, amené à la bouche sans encombres. Avantage de cette méconnaissance : cela peut donner lieu à des échanges inattendus. Comme ce jour où Sarah dîne avec un ami, aussi miro qu'elle, qui doit avoir l'esprit "mal tourné". A la question : "Je vous la coupe ?", avant de décliner l'offre, il a souri.



SOURDE, MUETTE, AVEUGLE - HISTOIRE DE MA VIE
Helen KELLER

Payot

    

Ceci n'est pas une biographie banale. Nous y voyons comment une jeune fille sourde, muette, aveugle, donc privée des sens qui mettent le plus en rapport avec le monde extérieur, qui favorisent le plus le développement de l'individu, y a suppléé et, par un effort continu, acharné, est parvenue à un degré de culture que n'atteignent pas tous les êtres qui ont le privilège de voir, d'entendre, de parler. Ces pages reflètent un véritable drame dans les ténèbres. Elles nous font assister à l'éveil, puis au développement progressif de ce qu'il y a de meilleur en l'individu : l'intelligence et le coeur. Deux facteurs y concourent : la volonté tenace du sujet, Helen Keller, et l'amour persévérant de son admirable éducatrice, Anne Sullivan. De cette histoire se dégage une forte, une salutaire leçon d'énergie dont chacun pourra tirer grand profit.


QUAND BIEN MEME JE VERRAIS
Sophie MASSIEU - Florence MONTREYNAUD

Editions Nil

    

Histoire d'une jeune et jolie fille de 23 ans, aveugle de naissance. Sophie Massieu vit seule et de façon très autonome à Paris. Elève brillante, Sophie a déjà deux maîtrises en histoire et sciences politiques, elle poursuit des études pour devenir journaliste.


ET LA LUMIERE FUT
Jacques LUSSEYRAN
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Editions du Félin

     

L'auteur : Jacques Lusseyran, né à Paris en 1924, devint brutalement aveugle à l'âge de 8 ans. Il poursuivit néanmoins sa scolarité dans des écoles "normales" et fit des études de philosophie et littérature. En 1940, il fonda un groupe de Résistance, et fut déporté, en 1944, au camp de Buchenwald. Il devint ensuite professeur de philosophie et de littérature dans des Universités, en France et aux USA. Il mourut en 1971 d'un accident de la route. Son destin personnel particulier - un accident le rendit aveugle à 7 ans ; il survécut au camp de concentration de Buchenwald où il avait été envoyé pour faits de résistance ; invalide, il vit après la guerre sa carrière universitaire entravée dans son pays par les lois de Vichy - constitue le fondement de souffrances vécues qui aiguise en lui le jugement porté sur l'être humain et renforce la positivité qui peut donner à ceux qui sont nés après lui le courage de continuer à vivre. "Et la lumière fut" est son autobiographie en 1953, à Paris. Jacques Lusseyran avait alors 29 ans et faisait partie de cette jeunesse dont il écrit lui-même que d'adolescents ils devinrent des hommes sans le vouloir et même avant d'être physiquement mûrs pour cela. En 1945, il revint de Buchenwald. Lui qui avait, lorsqu'il était chef d'un groupe de résistants, connu entre sa 17ème et sa 21ème années les sommets et les abîmes de l'héroïsme dans le combat spirituel contre l'anti-esprit de notre époque, avait ensuite poursuivi pendant 7 ans dans la vie quotidienne civile son chemin de développement d'"aveugle voyant". Quelle raison poussa ce homme doué pour la poésie, cet écrivain, à s'exprimer sous forme autobiographique ? Lui qui avait appris depuis l'enfance à percevoir les qualités morales devait avoir un motif particulier de choisir pour son message non pas un quelconque thème extérieur, mais sa propre vie. Il expose ses raisons avec clarté et netteté dans le prologue. Cela commence comme un chant : "Je vais dire le prix de la liberté, la royauté de la vie intérieure et l'éblouissement de l'amour. Car voici qu'est né en moi le désir de dire à d'autres ce que je sais."


LA LUMIERE DANS LES TENEBRES
Jacques LUSSEYRAN

Triades

      J'entends avec une surprise chaque fois renouvelée les gens les plus sérieux, des médecins, des romanciers, des psychologues, parler de cette "nuit" terrible dans laquelle nous plonge la cécité. "Nuit", c'est bien le mot que tous emploient, et je ne peux que protester, car ce mot révèle un préjugé étrange. Un préjugé ou, tout simplement, une opinion légère, car comment ne pas soupçonner, si l'on est médecin ou psychologue, le caractère fondamentalement relatif de tous les modes de perception ? Les faits sont très différents de ce qu'on imagine. Cesser de voir avec les yeux, ce n'est pas entrer dans un monde où cesse la lumière. A l'instant où j'ai perdu la vue, j'ai retrouvé la lumière intacte au fond de moi. Je n'ai pas eu à me rappeler ce qu'elle était pour mes yeux, à veiller sur son souvenir : elle était là, dans mon esprit et dans mon corps. Elle y était inscrite dans sa totalité. La lumière était là, accompagnée de toutes les formes visibles, couleurs, lignes, douée de ce pouvoir qu'elle a dans le monde des yeux, celui de grandir et de décroître, de se déplacer. Je le répète : l'expérience qui m'était donnée n'était pas celle d'un souvenir. Cette lumière que je continuais de voir sans mes yeux, c'était la même qu'autrefois. Mais ma position par rapport à elle avait changé : j'étais plus proche de sa source. Tout se passait comme si la lumière, au lieu d'être cet objet extérieur, cet éclairage étranger, ce phénomène naturel qui peut se produire ou ne pas se produire et sur lequel nous avons si peu de pouvoir, enveloppait désormais d'un seul mouvement, d'une seule prise, le monde extérieur et moi-même. Privé de mes yeux, cette lumière que je voyais, je ne pouvais pas dire qu'elle venait du dehors. Je ne pouvais pas dire davantage qu'elle venait de l'intérieur de moi. Réellement, intérieur, extérieur étaient devenus des mots insuffisants. Et quand, plus tard, au cours de mes études, j'entendis parler de la différence entre les faits objectifs et les faits subjectifs, je ne fus pas satisfait : je vis trop bien qu'on fondait cette différence sur une idée très fausse de la perception. Nous voilà loin de la "nuit" dont parle l'opinion commune. Dans la tête d'un aveugle, ce qu'il y a, c'est encore la lumière. Faut-il dire dans sa tête ? Faut-il dire dans son coeur ?"


COMMENT VOIENT LES AVEUGLES
Jane HERVE

Ramsay

    

Ce livre de Jane Hervé, journaliste et philosophe, est la première enquête approfondie sur ce sujet : comment voient les aveugles ? Il donne la parole à ces hommes et femmes privés de regard mais non de vision.


LOUIS BRAILLE

Beverly BIRCH
SCE

    

L'inventeur du langage qui permit aux aveugles de lire
L'histoire de Louis Braille, qui, à treize ans, inventa le système de points en relief permettant à des millions d'aveugles de lire et de communiquer.


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