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Romans jeunesse
ON VERRA BIEN Supposez que vous perdiez la vue, que l'on prépare tout à votre intention, que l'on vous conduise par l'épaule ou par la taille, pour vous éviter de tomber, jusqu'à la chaise qui vous attend à la table ; supposez que l'on mette votre couvert... Vous éprouveriez là, certainement, le sentiment d'être asservi, d'être assisté, de n'exister que par autrui...
A PERTE DE VUE Vous paraîtrai-je enfant si je clame cette inoubliable réplique du Petit Prince de Saint-Exupéry "On ne voit bien qu'avec le cœur, l'essentiel est invisible pour les yeux ?" Que diriez-vous d'évoluer dans un monde sans image, mais empli de bruits, d'échos, de présences que l'on croirait toucher ? Ce brouillard opaque, c'est celui dans lequel vit Aurélie Dauvin. Aujourd'hui, elle est professeur de français dans un lycée. Elle apprend à ses élèves à comprendre le monde par les mots et les sensations qu'ils véhiculent. Portée par son rêve d'enseigner, Aurélie s'est dès l'enfance dotée d'une immense volonté d'aller au-delà de ce que les autres appelaient son "handicap" Dans un style lumineux et sensible, elle nous raconte son parcours exceptionnel et les épreuves qu'elle a dû surmonter. Elle a croisé sur son chemin des bonheurs simples, des regards amusés ou hostiles, des trahisons difficiles et finalement l'amour. Avec des mots d'une justesse roborative, elle nous prend par la main et nous guide dans le monde méconnu de la cécité. Plus qu'un témoignage, le récit d'un beau combat, où chaque chapitre est une leçon de dépassement de soi.
LE VAINQUEUR La vie de Louis Braille.
EMMA, CHIEN D'AVEUGLE Récit autobiographique où l'auteur, devenue aveugle vers l'âge de 14 ans, raconte son enfance, sa rencontre avec la chienne Emma et la vie plus autonome que ce guide lui a permis de vivre.
ARTHUR DE LA NUIT A Morzine, Roger Bourgeon fit la connaissance d'Arthur, enfant du pays devenu aveugle à moins de 20 ans. Le voyant vivre, travailler, agir, il pensa à consigner dans un livre ce qui avait permis à ce garçon de surmonter son infirmité, de redevenir non seulement un homme "comme les autres", mais de devenir un homme "mieux" que la plupart des autres. Arthur RICHARD, né en 1929, a eu un accident qui l'a privé de la vue à 18 ans.
LA VUE EN ROSE A 41 ans, Lyse Veilleux a traversé toutes les étapes du deuil. Avant d'avoir atteint ses 30 ans, elle a été diagnostiquée de la rétinite pigmentaire, une maladie de l’œil qui mène à la cécité. Aujourd'hui, en compagnie de Tékila, son chien-guide, elle peut affirmer que son cheminement lui a permis de découvrir une nouvelle vision de la vie... la vue en rose. Mon heure de vérité est arrivée, je le sais. Mon cœur bat très vite et très fort. J'ai peur. Dans quelques instants, je saurai tout. Dès lors, ma vie pourrait ne plus jamais être la même... À ce moment, je pensais que je saurais tout. J'ai vite appris qu'on ne sait jamais vraiment ce que la vie nous réserve. En constatant que mon univers subirait un choc énorme, j'ai voulu tout abandonner. Pourtant, j'ai réalisé que je tenais à la vie. Dès ce moment, j'ai eu le goût de partager mon expérience et ma vision de la souffrance et de l'espoir avec tous ceux et celles qui aiment la vie et qui veulent s'y accrocher. Au fil des ans et de mes réflexions, ce livre a pris forme. C'est sans prétention et avec une grande sincérité que je vous offre le récit de mon histoire auquel, j'en suis convaincue, plusieurs sauront s'identifier. Si ce livre permet à une seule personne de retrouver le chemin de l'espérance après avoir subi les durs coups du destin, alors il aura vraiment valu la peine d'être écrit.
LES AVEUGLES DANS L'ENTREPRISE, QUELLES PERSPECTIVES ? Une enquête américaine auprès de quelques dizaines d'employeurs d'handicapés révèle que l'adaptation du poste de travail dans un cas sur cinq n'entraîne aucun frais supplémentaire, dans un cas sur deux coûte moins de 500$, que trois entreprises sur quatre y trouvent une amélioration d'image et enfin que 87 % d'entre elles incitent tous les acteurs économiques à suivre leur exemple. Le Groupement des Intellectuels Aveugles ou Amblyopes (GIAA) attend de l'État l'amélioration de la réglementation d'appui, attend des entreprises l'amélioration de l'organisation d'accueil, attend des écoles et du mouvement associatif une meilleure préparation à l'emploi pour leurs membres, attend enfin de ceux-ci qu'ils mettent en oeuvre avec les voyants, par leur état d'esprit et leur compétence, une véritable équivalence.
C'EST EN NOIR QUE JE T'ECRIS L'annonce du handicap d'un enfant atteint par ricochet tous les membres d'une famille. La mère, le père, d'abord. Puis les frères et sœurs, et les grands-parents. Enfin, les oncles et tantes, les amis proches. Et pour finir les relations sociales et professionnelles. TU VOIS CE QUE JE VEUX DIRE LES YEUX DU COEUR Ce livre, je l'ai voulu, je l'ai pensé pour remercier ma bonne étoile et exprimer toute ma reconnaissance à ceux qui, lorsque je doutais, m'ont donné de l'espoir et des preuves d'amour et de fidélité quand j'étais proche de l'abandon. Je souhaitais aussi faire la lumière sur ce chemin déjà parcouru, mais surtout dire que la chance passe un jour dans chaque vie et que "ça n'arrive pas qu'aux autres". Si mon témoignage pouvait réconforter des amis démunis et apporter un peu de confiance à ceux que le quotidien blesse et malmène, alors mes épreuves et mes joies prendraient un véritable sens. Éditée en 1997, cette seconde autobiographie vient en complément de la première sortie en 1988. C'est en fait une réédition, mais une large place est consacré aux années entre 1987 et 1997. Dix années très chargées en émotion... LA LUMIERE ASSASSINEE A PERTE DE VUE Un soir à New York, un jet d'acide en pleine face. Quand j'ai compris que c'était de l'acide, il y a eu une seconde où l'animal en moi a réagi avec une telle violence, un tel cri, qu'à ce moment-là j'ai cru vraiment basculer dans la folie.» Hugues de Montalembert a 35 ans quand la nuit fond ainsi sur lui. Il est peintre, il vit à Greenwich Village. Et un soir l'agression. Qui ? Pourquoi ? Il ne le saura jamais. Mais sa vie a basculé. LES AVEUGLES AU TRAVAIL Cet ouvrage présente tous les aspects de l'insertion professionnelle des aveugles. Des spécialistes ont étudié, dans une première partie intitulée «Les conditions de la réussite» toutes les données du problème : l'utilité du braille, la Compensation du Handicap visuel, l'orientation professionnelle des aveugles, l'adaptation des postes de travail, les mesures législatives prises pour favoriser l'emploi des aveugles dans 27 pays européens, l'historique et les perspectives de l'insertion professionnelle des aveugles, la cécité et la vie estudiantine, les déficients visuels face а l'emploi, les aveugles en milieu de travail protégé. L'expérience de l'entreprise Michelin est aussi évoquée. La seconde partie propose les témoignages de plus de cent aveugles exerçant quelque soixante-dix professions dans des secteurs aussi divers que la communication, l'agriculture, les arts et spectacles, l'artisanat, l'enseignement, l'industrie, le juridique, le médical, la presse, l'informatique, la recherche, les sciences, etc...Ce livre est indispensable aussi bien aux aveugles et а leurs familles qu'aux médecins du travail, administrations, entreprises désireuses d'employer des déficients visuels. SOURDE, MUETTE, AVEUGLE - HISTOIRE DE MA VIE Ceci n'est pas une biographie banale. Nous y voyons comment une jeune fille sourde, muette, aveugle, donc privée des sens qui mettent le plus en rapport avec le monde extérieur, qui favorisent le plus le développement de l'individu, y a suppléé et, par un effort continu, acharné, est parvenue а un degré de culture que n'atteignent pas tous les êtres qui ont le privilège de voir, d'entendre, de parler. Ces pages reflètent un véritable drame dans les ténèbres. Elles nous font assister а l'éveil, puis au développement progressif de ce qu'il y a de meilleur en l'individu : l'intelligence et le cœur. Deux facteurs y concourent : la volonté tenace du sujet, Helen Keller, et l'amour persévérant de son admirable éducatrice, Anne Sullivan. De cette histoire se dégage une forte, une salutaire leçon d'énergie dont chacun pourra tirer grand profit. AVEUGLE, J'AI CONQUIS L'IMPOSSIBLE Je suis venu, je n'ai pas vu, j'ai vaincu", c'est la réflexion que j'ai inscrite sur le livre de bord d'un refuge dans la Cordillère des Andes. Sportif aveugle, je venais de réussir l'ascension de l'Aconcagua, après m'être payé le scalp du Kilimandjaro et du Mont-Blanc. Cette triple ascension me permettait de figurer au Guinness Book des Records. Tout cela n'est pas le résultat d'un coup de baguette magique. C'est le travail de toute une vie d'amour (celui de mon épouse notamment) et d'amitiés tout azimut qui transcendent la volonté, et où la joie et la bonne humeur se jouent de l'adversité. Parcourez avec moi les stades, les pistes de ski, les montagnes des quatre continents, les périples en tandem jusqu'au bout des terres et, pourquoi pas, glanez en ma compagnie quelques médailles olympiques. Mon handicap n'a pas été une fin mais une étape vers d'autres aventures. TANDEMS AFRICAINS Du Sahara Au Kilimandjaro guidés par des non-voyants. TU VOIS CE QUE VEUX DIRE La Bigleuse à 8 ans, maboule à 18 ans ; avec une telle sentence, je prenais un bien mauvais départ dans la vie. Car oui, je suis effectivement bigleuse, ou, plus exactement amblyope pour cause d'albinisme. Et je suis maboule au point de faire du ski en dépit de l'extrême faiblesse de mon acuité visuelle. Comment est-ce possible ? Comment quelqu'un dont la vue est inférieure à 1/20 peut construire sa vie en totale autonomie et accomplir le plus naturellement du monde des actes que son handicap, a priori, lui interdit ? Ce témoignage retrace mon parcours personnel. Il présente l'albinisme et l'amblyopie, décrypte ce que je vois puis expose les stratégies, les astuces et les ruses qui m'ont permis de suppléer ma déficience visuelle. Il mesure comment ce handicap, que je ne vis pas comme invalidant, a nourri ma personnalité et influence sur mon rapport aux autres. Enfin, il propose une réflexion sur ce que voir veut dire et invite les valides à partager la vision du monde qui est la mienne. LOUIS BRAILLE L'inventeur de l'alphabet qui permit aux aveugles de lire. ET LA LUMIERE FUT L'auteur : Jacques Lusseyran, né à Paris en 1924, devint brutalement aveugle à l'âge de 8 ans. Il poursuivit néanmoins sa scolarité dans des écoles "normales" et fit des études de philosophie et littérature. En 1940, il fonda un groupe de Résistance, et fut déporté, en 1944, au camp de Buchenwald. Il devint ensuite professeur de philosophie et de littérature dans des Universités, en France et aux USA. Il mourut en 1971 d'un accident de la route. Son destin personnel particulier - un accident le rendit aveugle à 7 ans ; il survécut au camp de concentration de Buchenwald où il avait été envoyé pour faits de résistance ; invalide, il vit après la guerre sa carrière universitaire entravée dans son pays par les lois de Vichy - constitue le fondement de souffrances vécues qui aiguise en lui le jugement porté sur l'être humain et renforce la positivité qui peut donner а ceux qui sont nés après lui le courage de continuer à vivre. "Et la lumière fut" est son autobiographie en 1953, à Paris. Jacques Lusseyran avait alors 29 ans et faisait partie de cette jeunesse dont il écrit lui-même que d'adolescents ils devinrent des hommes sans le vouloir et même avant d'être physiquement mûrs pour cela. En 1945, il revint de Buchenwald. Lui qui avait, lorsqu'il était chef d'un groupe de résistants, connu entre sa 17ème et sa 21ème années les sommets et les abîmes de l'héroïsme dans le combat spirituel contre l'anti-esprit de notre époque, avait ensuite poursuivi pendant 7 ans dans la vie quotidienne civile son chemin de développement d'"aveugle voyant". Quelle raison poussa ce homme doué pour la poésie, cet écrivain, à s'exprimer sous forme autobiographique ? Lui qui avait appris depuis l'enfance à percevoir les qualités morales devait avoir un motif particulier de choisir pour son message non pas un quelconque thème extérieur, mais sa propre vie. Il expose ses raisons avec clarté et netteté dans le prologue. Cela commence comme un chant : "Je vais dire le prix de la liberté, la royauté de la vie intérieure et l'éblouissement de l'amour. Car voici qu'est né en moi le désir de dire à d'autres ce que je sais."
VOIR AUTREMENT Comment trouver sa place dans ce monde difficile et complexe, dont l’avenir paraît parfois inquiétant ?Philippe Balin, qui a perdu la vue à 14 ans, apporte sa pierre à ce débat. Ingénieur féru de sciences humaines, adepte du dalaï-lama, amateur de sports à sensation, ce père de 2 enfants donne à travers un parcours riche de rencontres et de pays sillonnés avec son fidèle chien guide, une vision décapante et pleine d’espoir de la condition humaine. Il répond aussi avec franchise et humour à toutes les questions qu’on se pose sur les aveugles sans jamais oser leur demander : comment font-ils pour cuisiner, s’habiller avec goût, surfer sur Internet, séduire les filles, devenir vice-président d’une grande entreprise ? Voir le monde autrement et partager cette vision avec tous : telle est l’ambition de ce livre optimiste mais réaliste, à lire les yeux fermés. Outre un grand bol d’énergie, le lecteur y puisera également la conviction que toute difficulté surmontée rend plus fort. J'ARRIVE OU JE SUIS ETRANGER J'ai appris à l'âge de 16 ans qu'un jour je ne verrais plus. Quand exactement devais-je connaître la nuit ? Personne n'en savait rien. Mais mon destin était scellé, de par ma naissance. C'était comme un sort qui m'avait été jeté, en pleine adolescence, sous le sceau de l'injustice. Pourtant, j'ai décidé de ne rien en dire, pas même à mes parents ou à mes amis. Qu'allais-je devenir ? Vers quel futur me projeter ? Habité par l'angoisse de ce naufrage annoncé, j'ai longtemps cherché mon chemin. Je me demandais que faire de ma vie, quel métier choisir. Un jour, j'ai même frôlé la mort, par distraction. Ainsi ai-je dû avancer vers le monde inquiétant des ombres et du brouillard perpétuel. C'est ce voyage contraint et forcé - inexorable - que j'essaie de raconter ici, tel un explorateur à la découverte d'un pays dont on ne revient pas. On lira le récit de ces quelque trente années de périple, jalonné certes de moments de dépression et d'amertume mais aussi de rebondissements joyeux, voire de petits triomphes. Animé par la rage de vaincre et l'amour des miens, je me suis trouvé une route à tâtons. En me cherchant, je suis devenu chercheur. J'ai mis au centre de ma vie la volonté de comprendre les conduites humaines, que les individus se grandissent dans la résistance ou s'avilissent dans la barbarie. Cette passion pour l'homme m'a véritablement "porté". Elle m'a entraîné à mobiliser toutes mes forces et mes facultés intellectuelles pour "lire", enquêter, voyager, écrire, enseigner. D'où ce parcours qui m'a conduit de la Sorbonne à Harvard puis au CNRS et à Sciences Po. Désormais, je vous écris depuis ces contrées lointaines de la Grisaille, où je me sens étranger. J'y ai pourtant pris mes petites habitudes. On me demande souvent : "Mais comment vous débrouillez-vous ?" De cette métamorphose, je souhaite aujourd'hui témoigner, après des années de silence et de combat. Maintenant, quel paradoxe, j'ai le sentiment d'y voir un peu plus clair !
MES YEUX S'EN SONT ALLES Cela faisait sûrement des mois que je ne voyais plus, mais je ne pouvais pas me le dire. Un jour, j'ai dû me dire : c'est fini, je ne vois plus mes yeux. J'avais l'impression qu'il y avait un trou béant dans le miroir, j'étais engloutie par l'angoisse de ne plus me voir. Je ne l'ai pas dit à mon mari, c'est mon secret ; je garde pour moi ce que je suis en train de perdre. C'est à partir de témoignages de perdant la vue et surtout à partir de son propre vécu que Maudy Piot propose un voyage insolite, déconcertant, dans le monde de la perte de la vue, tant pour ceux qui voient que pour ceux qui sont déjà dans l'ombre de la nuit. Angoisse, colère, espoir, rire, de cet itinéraire se dégage surtout une formidable envie de vivre, envers et contre tout ! Maudy Piot est psychanalyste. Atteinte d'une rétinite pigmentaire, elle perd la vue progressivement depuis son enfance. Mariée et mère de deux enfants, elle a été successivement infirmière, kinésithérapeute, psychothérapeute et analyste. Non seulement elle a pris bras le corps son handicap, mais encore elle se bat pour que la société fasse enfin droit à la différence. En 2003, elle a fondé l'association Femmes pour le dire, femme pour agir qui regroupe des personnes atteintes d'un handicap, quel qu'il soit, afin de lutter contre cette double discrimination : être femme et être handicapée.
OMBRE ET LUMIERE Aveugle à l'âge de deux ans, Jean Langlais, né en 1907 en Bretagne, dans une humble famille de tailleurs de pierres, a fait une carrière d'organiste et de compositeur que son handicap et ses origines modestes pouvaient difficilement laisser prévoir. Ce livre raconte, correspondances et témoignages à l'appui, le parcours remarquable d'un homme qui, par sa volonté, son courage et ses dons, a su transcender ses handicaps pour s'imposer dans un monde organistique et liturgique souvent traversé d'orages.
SURVIVRE : La vie aventureuse d'une sourde-aveugle, jusque dans l'Amazonie. Version française aux éditions Gallimard.
LES COULEURS DE LA NUIT Récit autobiographique où un aveugle de naissance, Gilbert, raconte sa vie, sa "vision" du monde, ses découvertes, ses voyages, etc. Le jeune aveugle entend bien mener une existence qui le distingue peu des autres de son âge.
VA DIRE A MES AMIS ? Je suis née avec le siècle et malgré le vertige des ans, je me reconnais encore des idéaux, des ambitions: l'espoir est si entêté au fond du cœur humain. Un peu habituée à ma cécité (s'habitue-t-on jamais?), je donnerais tout pour revoir un sourire sur un visage humain. Il est certainement un peu dur de parler sans voir. Ma famille si chère et si généreuse, la fidélité des amis que rien n'égale ni ne dépasse, la main qui s'offre, la chaleur des voix, tout cela fait que, même à quatre-vingt-dix ans, il m'est encore possible de dire que la vie vaut d'être vécue. Tous sont la réplique parfaite de cette pensée d'un sage: "Les vieillards sont des voyageurs qui s'en vont; il faut les reconduire avec toute la tendresse possible." C'est ainsi que l'on m'accompagne. Un jour, je remarquais ces quelques paroles d'un philosophe: "On n'entreprend rien sur cette terre sans se faire violence... On ne conduit rien sans fatigue... On n'achève rien sans angoisse..." Je crois que cela résume en réalité toute la vie d'un être humain. LES LARMES DU PERE NOEL Dans la classe de Marie-Jo, les enfants ne sont pas tout à fait comme les autres. Ils sont tous aveugles, et tous handicapés. Bouleversée, Marie-Jo jure de les sortir de la léthargie dans laquelle ils s'enfoncent. Patiemment, aidée par Dovit, la "maman de service", elle leur apprend à lire, elle les emmène faire du ski... Puis un jour, arrive Antoine. Il est aveugle et paralysé des membres inférieurs. Il apporte avec lui son alphabet braille, son fauteuil roulant, ses rires et son insatiable curiosité. Et Marie-Jo se met à l'aimer comme s'il était son propre fils...
LE REGARD D'UN NON-VOYANT Une belle leçon de vie et de morale pratique, donnée par un aveugle, qui nous propose de voir le monde avec les yeux du cœur. De notre cœur, nous voyons bien mieux. Robert GEOFFROY en sait quelque chose, lui qui est aveugle depuis l'âge de 10 ans. Dans un langage clair et avec humour, il nous encourage à nous accepter tels que nous sommes, démontrant que l'effet en est une heureuse transformation. Il nous dit généreusement que nous ne sommes coupables de rien sinon de nous traiter souvent avec une extrême dureté (alors même que nous nous plaignons de l'inimitié de la vie et des autres). Découvrez les idées et le « regard » proposés, comme l'enfant qui découvre la vie... En tenant compte de nos difficultés, en intégrant nos refoulements, en acceptant de ressentir, chacun de nous peut renouer avec une vie harmonieuse et féconde ! Robert GEOFFROY s'appuie sur 20 années de recherche personnelle et sur son expérience de la cécité pour proposer des formations en développement personnel. Il dit en riant que nous sommes tous aveugles et se propose de nous apprendre à recouvrer la vue, celle du coeur. AVEC LES YEUX DU COEUR Récit de vie de Joan Brock, frappée de cécité à l'âge de 32 ans, puis veuve quelques années plus tard. Mais ces épreuves ne l'ont pas arrêtée : cette femme combative poursuit aujourd'hui une carrière de conférencière internationale. DES YEUX POUR VOIR L'auteur nous invite а découvrir le vrai visage des personnes aveugles а travers les témoignages de ces femmes, de ces hommes qui occupent avec dignité leur place dans la société et qui ne voient pas. LE CHEMIN VERS LA NUIT : DEVENIR AVEUGLE ET REAPPRENDRE A VIVRE Témoignage bouleversant d'un homme qui est devenu progressivement aveugle : il perdra complètement la vue à quarante ans. Les observations de Hull portent sur tous les aspects de sa vie et de son monde intérieur. Il fait un compte rendu minutieux de la disparition graduelle de son oeil extérieur mais aussi de "l’œil intérieur"; de la perte définitive de la mémoire visuelle, des concepts visuels, de l'image visuelle et de l'orientation visuelle, une période de cinq ans vers cet état qu'il nomme "cécité profonde", où il ne se rappelle plus son propre visage ni celui de ses proches. QUAND BIEN MEME JE VERRAIS Histoire d'une jeune et jolie fille de 23 ans, aveugle de naissance. Sophie Massieu vit seule et de façon très autonome à Paris. Élève brillante, Sophie a déjà deux maîtrises en histoire et sciences politiques, elle poursuit des études pour devenir journaliste. LETTRE SUR LES AVEUGLES A L'USAGE DE CEUX QUI VOIENT Ce dialogue entre un aveugle et un voyant, restitué dans la 1ère partie de la "Lettre", a donc pour effet d'incliner le lecteur au relativisme. La seconde partie de l'ouvrage est plus subversive encore, puisque Diderot y soutient l'hypothèse d'un grand désordre universel : ce qui est ici normalité n'est-il pas ailleurs exception ? L'anomalie d'hier ne peut-elle pas devenir la règle de demain ? Diderot, radicalement matérialiste, se laisse ainsi aller sur la pente de l'athéisme et nous entraîne, jusqu'au vertige, dans le tourbillon de sa réflexion. Trop loin, sans doute, pour son époque : la "Lettre" paraît en juin 1749 ; en juillet, l'ouvrage est censuré et Diderot, emprisonné. Diderot interroge un aveugle-né pour savoir quelle idée éveille en lui la notion de symétrie ou encore de beauté. Il s'avère que "la beauté pour un aveugle n'est qu'un mot, quand elle est séparée de l'utilité". Toutes les réponses de l'aveugle paraissent relatives aux seuls sens dont il dispose. Les principales notions de métaphysique et de morale sont également conçues par lui d'après son expérience sensible. Ainsi, il n'y a ni bien ni mal, mais des gens qui guident les aveugles et d'autres qui les volent.
COMMENT VOIENT LES AVEUGLES Ce livre de Jane Hervé, journaliste et philosophe, est la première enquête approfondie sur ce sujet : comment voient les aveugles ? Il donne la parole à ces hommes et femmes privés de regard mais non de vision. LA LUMIERE DANS LES TENEBRES J'entends avec une surprise chaque fois renouvelée les gens les plus sérieux, des médecins, des romanciers, des psychologues, parler de cette "nuit" terrible dans laquelle nous plonge la cécité. "Nuit", c'est bien le mot que tous emploient, et je ne peux que protester, car ce mot révèle un préjugé étrange. Un préjugé ou, tout simplement, une opinion légère, car comment ne pas soupçonner, si l'on est médecin ou psychologue, le caractère fondamentalement relatif de tous les modes de perception ? Les faits sont très différents de ce qu'on imagine. Cesser de voir avec les yeux, ce n'est pas entrer dans un monde où cesse la lumière. A l'instant où j'ai perdu la vue, j'ai retrouvé la lumière intacte au fond de moi. Je n'ai pas eu а me rappeler ce qu'elle était pour mes yeux, а veiller sur son souvenir : elle était là, dans mon esprit et dans mon corps. Elle y était inscrite dans sa totalité. La lumière était là, accompagnée de toutes les formes visibles, couleurs, lignes, douée de ce pouvoir qu'elle a dans le monde des yeux, celui de grandir et de décroître, de se déplacer. Je le répète : l'expérience qui m'était donnée n'était pas celle d'un souvenir. Cette lumière que je continuais de voir sans mes yeux, c'était la même qu'autrefois. Mais ma position par rapport а elle avait changé : j'étais plus proche de sa source. Tout se passait comme si la lumière, au lieu d'être cet objet extérieur, cet éclairage étranger, ce phénomène naturel qui peut se produire ou ne pas se produire et sur lequel nous avons si peu de pouvoir, enveloppait désormais d'un seul mouvement, d'une seule prise, le monde extérieur et moi-même. Privé de mes yeux, cette lumière que je voyais, je ne pouvais pas dire qu'elle venait du dehors. Je ne pouvais pas dire davantage qu'elle venait de l'intérieur de moi. Réellement, intérieur, extérieur étaient devenus des mots insuffisants. Et quand, plus tard, au cours de mes études, j'entendis parler de la différence entre les faits objectifs et les faits subjectifs, je ne fus pas satisfait : je vis trop bien qu'on fondait cette différence sur une idée très fausse de la perception. Nous voila loin de la "nuit" dont parle l'opinion commune. Dans la tête d'un aveugle, ce qu'il y a, c'est encore la lumière. Faut-il dire dans sa tête ? Faut-il dire dans son cœur ?"
IL N'Y A QUE BRAILLE QUI M'AILLE Sophie Massieu est "non voyante", "miro", c'est selon... Bref, elle est aveugle de naissance. Elle a imaginé les petits tracas de Sarah confrontée quotidiennement aux aléas du monde moderne et surtout а l'incompréhension de ses contemporains. Elle nous livre ainsi quelque 300 définitions savoureuses de mots qui la touchent de près. En voici quelques extraits : - Blanc : pourquoi les poulets, canards et autres pintades ont-ils des cuisses, des ailes, un cou ? Pour que miros et enfants se chamaillent pour manger le blanc, peut-être pas meilleur, mais tellement plus simple а découper... - Jeune (encore) : pourquoi toujours vouloir flinguer son prochain, surtout s'il ne voit pas ? - Je vous descends ? - Non merci, je suis encore jeune. Échange typique, en haut d'un escalier. - Couper (sa viande) : les restaurateurs, ou même quelques convives, se montrent quelquefois bien inquiets. Comment un aveugle fait-il pour manger sa viande ? Peu nombreux, pense Sarah, sont ceux qui imaginent qu'un miro plonge le nez dans l'assiette et croque а même le steak... Mais il est des gens qui ne pensent pas qu'un simple repérage, effectué du bout des dents de la fourchette, suffit а découper un morceau а même d'être, ensuite, amené а la bouche sans encombres. Avantage de cette méconnaissance : cela peut donner lieu à des échanges inattendus. Comme ce jour où Sarah dîne avec un ami, aussi miro qu'elle, qui doit avoir l'esprit "mal tourné". A la question : "Je vous la coupe ?", avant de décliner l'offre, il a souri. |
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