Informations médicales
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NB : les noms de praticiens et les avis échangés sur le groupe ne figurent pas ici mais c'est un sujet souvent évoqué.
La communication avec les médecins :
"Il faut apprendre à ne pas trop attendre du corps médical, car les grands spécialistes qui ont une certaine expérience finissent de toutes façons par banaliser des cas comme les nôtres. N'attendez pas que l'on vous chouchoute ici ou là plus qu'ailleurs, dites-vous que l'important c'est d'avoir les meilleures infos pour votre enfant."
"I l est important de comprendre les opérations pratiquées à nos enfants, les examens, etc., ne serait-ce que pour leur expliquer, et pour soi même moins angoisser. Pour ce faire, il existe heureusement l’Internet, entre autre, ça permet de poser les bonnes questions au moment où. Parfois vous surprendrez le médecin en posant les bonnes questions, mais j’ose penser qu’ils préfèrent avoir des parents bien informés et critiques (d’une façon positive) que des consommateurs de base. Il s’agit de saisir le jargon au vol, et de le réemployer de manière adéquate le lendemain, (après avoir potassé la question, bien sûr) devant la personne qui avait espéré faire cesser vos questions."
"Certes, c'est un excellente chose de s'informer pour parler d'égal à égal avec les médecins. Cependant, il ne faut jamais oublier que avant d'avoir des syndromes truc ou machin, nous avons des yeux même si ce sont des yeux pas trop conformes à l'idée que l'on peut se faire de leur usage, de leur esthétique. (…) Le jargon de nos médecins a tendance à créer une espèce de désincarnation. L'oeil devient une sorte d'élément technique sans âme, sans état d'âme. C'est sûrement plus facile pour eux de traiter un objet technique et il faut sans doute parfois au moment du geste médical en passer par là mais il faut toujours après revenir à "la personne", celle qui rit, qui pleure, et souvent qui rit ou pleure avec les yeux même si ils ne sont pas au top. On ne leur demande même pas d'avoir une formation Psy, mais simplement un minimum d'humanité, de convivialité. Simplement d'accepter de se mettre en tout petit peu en danger sur le plan affectif. c'est tout, et c'est beaucoup !"
La maladie de Norrie
"Seul un test génétique peut déterminer avec certitude la maladie de Norrie. (…) Vous pouvez trouver un article complet sur les différentes rétinopathies dont la maladie de Norrie est la forme la plus sévère et écrit par Dr Catherine Sims, le docteur a Boston : http://www.geneclinics.org/profiles/norrie/details.html "
"Je suis maman d'un petit XXX de 2 ans 1/2 atteint de la maladie de Norrie Je ne veux pas vous effrayer mais XXX ne marche toujours pas seul, il se déplace avec un support, tient debout mais ne se lève pas seul. Sur un plan psychomotricité il semblerait qu'il n'y est rien d'alarmant. XXX a peur de se lâcher. Par contre je me permets d'attirer tout particulièrement votre attention sur le suivi auditif. Dans les 22 "cas" répertoriés, le problème auditif peut survenir mais beaucoup plus tard. XXX malheureusement est le premier"cas" de la maladie où le problème auditif apparaît si tôt. A la naissance, XXX entendait très bien, puis évolution rapide de la maladie, aujourd'hui XXX doit être appareillé au plus vite... Surtout pas de panique, je me permets de vous donner ces éléments par prévention sachant que chaque enfant évolue à sa manière et toutes les personnes atteintes de la maladie de Norrie ne déclarent pas forcement le double handicap."
Recouvrer la vue grâce à la science ?
"Je n'ai pas vu l'émission mais j'avais vu des articles sur Internet. Il y a de jolies photos ici : http://news.bbc.co.uk/1/hi/sci/tech/606938.stm
L'une montre en gros plan un fatras de fils électriques qui ont l'air de sortir directement du trou du crâne du Monsieur, et des lunettes dans le même style...
Sur une autre, on voit que le Monsieur doit trimbaler une sacoche de matériel en bandoulière (5 kg la sacoche, dixit le schéma) ! Tout ça pour "voir" des contours dans des conditions idéales : dans le test, un chapeau noir à mettre sur un mannequin noir, les deux se détachant sur un fond blanc. Le site de Dobelle : http://www.dobelle.com/index.html explique tout, vidéo et statistiques à l'appui, avec les résultats des tests sur 8 personnes. Ce que j'ai compris, c'est qu'une personne aveugle de naissance ou ayant perdu la vue dans la petite enfance ne peut rien voir par ce dispositif parce que son cerveau ne sait pas comprendre les images qu'il reçoit. Le cortex visuel occupe une grande place du cerveau et quand on est aveugle, ce n'est pas du cerveau inutilisé, mais réaffecté à d'autres tâches ; les neurones s'organisent différemment et passé la petite enfance, on ne peut pas revenir en arrière."
"Pour ce qui me concerne, l'implantation d'électrode dans la boite cranienne, puis la stimulation de cellules rétiniennes afin de provoquer des phosphènes, qui esquisseraient le contour des choses à voir me semble, en l'état, plutôt hasardeuse. J'avais l'impression de voir Robocop... Le risque épileptique, le risque infectieux n'ont été qu'à peine abordés, pour les balayer très vite, c'est un peu léger."
"L'expérience montre qu'une aveugle de naissance ou précoce éprouve le plus grandes difficultés à utiliser ses aires visuelles comme telles. Ceci tout simplement parce que les circuits neuronaux sont occupés par autres choses et aussi parce qu'il faudrait une rééducation dont l'efficacité n'a jamais pu être mesurée et pour cause. En fait, il semble que les zones visuelles (zones occipitales) sont utilisées par les perceptions tactiles en partie puisque l'image mentale va se former à partir de ces perceptions."
" Si la partie du cortex en charge de la vue n’est pas innervée avant l’âge de six ans par des informations ( des stimuli nerveux transmis par les yeux), elle “meurt” partiellement, le reste étant squatté pour d’autres fonctions de substitution dont... l’ouïe. Cela rend donc impossible le recouvrement de la vue par un aveugle de naissance, quand bien même on en arriverait à recréer artificiellement tous le processus de la vue jusqu’à sa transmission au cerveau. Il faudrait donc que la science soit capable de faire une greffe de cette partie spécifique du cortex, ...je vous laisse imaginer. Dans 50, 100 ans ?"
Divers :
"En cas de maladie rare, vous pouvez rechercher d'autres parents en vous inscrivant sur le site Orphanet http://www.orpha.net. Pour cela il vous suffit, une fois sur la page d'accueil de cliquer sur "services aux malades", puis"contacter d'autres malades". Il vous sera demandé vos coordonnées postales, téléphones et e-mail, et le nom de la maladie. Ensuite quand quelqu'un fera la même démarche que vous pour cette maladie, vous serez mis en contact. Cela peut être très long."
"Il n'existe à ce jour aucun barème officiellement univoque pour la détermination d'un taux d'incapacité. Ce taux est déterminé non seulement au regard des diagnostics médicaux, mais aussi en fonction des incapacités engendrées par l'atteinte de la fonction (visuelle en occurrence ) et aussi des douleurs et/ou de la fatigabilité liées à ce handicap. Plusieurs références sont donc possibles, le plus couramment utilisé est celui du " barème pour l'évaluation des déficiences et incapacités des personnes handicapées ", mais bien d'autres peuvent faire référence... Ceci explique donc l'absence de concordance absolue des taux obtenus en fonction de l'organisme ( CDES jusqu'à 20 ans, puis la COTOREP, la sécurité sociale, les assureurs privés, etc...) Ce taux n'est jamais définitivement fixé, et peut à tout moment être revu en fonction de l'évolution du handicap. Les parents peuvent faire appel de toute fixation de taux, sans avoir à en formuler les raisons : celui ci sera alors fixé par expertise; cette expertise sera réalisée par un expert indépendant de l'organisme qui a fixé le taux."
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