Livres, films, jeux adaptés...
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Extraits des discussions :
Jeux
"Un des jeux favoris de xxx est le jeu des devinettes. Il suffit de prendre un sac en toile ou plastique, et de le remplir d'objets divers. L'idée est de deviner le nom de l'objet pioché dans le sac. Cela peut se jouer a plusieurs, voyants ou non, vieux ou jeunes etc.. Il suffit d'adapter selon l'âge. Par exemple maintenant que xxx est plus grand, l'idée n'est pas seulement de deviner le nom de l'objet mais aussi de le décrire (sa texture, son odeur etc..), de dire à quoi il sert, etc.. les possibilités sont infinies. Et quand ses amis viennent à la maison xxx prépare toujours un sac au cas ou ils décideraient d'y jouer. (…) Quand il était plus petit, je faisais des sacs à thème. Par exemple, les objets de la cuisine, ou encore les objets lisses, les objets lourds, les objets de la plage, de la forêt… Pour compliquer un peu, on peut mélanger les textures et lui demander de donner seulement les objets avec la même texture. Ce jeu permet de développer le sens tactile mais aussi le langage. L'important c'est de décrire, expliquer, parler, s'amuser... Je trouve que les jouets du commerce sont souvent chers et limités."
"Encore un autre jeu fabrication maison. Il suffit de prendre un grand pot de confiture ou une bouteille de jus avec une ouverture assez grande. Il est important qu'ils soient en plastique pour éviter la casse. Aussi il est important d'avoir le couvercle, pour travailler le mouvement du poignet qui permet d'ouvrir ou de fermer les bouteilles, pots etc.. Ensuite, vous pouvez remplir avec n'importe quel objet, le principal est que ces objets appartiennent à la même "famille". Par exemple une année, au moment de Noël, j'avais rempli une bouteille de toutes sortes de noix (noix, noisettes, cacahuètes, noix de pékan, pistache, etc..). (…) On peut décrire les textures de chaque noix, donner leur nom, comment elles se mangent, comment elles apparaissent (…). Ensuite quand l'enfant est plus grand, on peut apprendre à compter en faisant des jeux comme donnes-moi 5 pistaches et je te donne 1 noisette...On peut aussi imaginer des jeux comme chez le marchand, avec l'enfant qui peut tenir le rôle du marchand ou bien du client... (…) En plus cela développe la force dans les doigts, ce qui est très important pour les futurs braillistes; cela apprend aussi des gestes très utiles dans la vie, comme fermer ou ouvrir un pot, comme verser sans renverser. Cela permet aussi de développer le langage. On peut aussi y trouver un intérêt cognitif avec la notion de même objet/différent, nombres... Quand xxx était un peu plus grand, j'ai remplacé les noix par des pièces de monnaie. Cela permet de développer la manipulation de petits objets, très utile pour lire le braille, et aussi cela permet d'apprendre à différencier les textures des différentes pièces, ce qui servira toute la vie."
"Par rapport à nos autres enfants, XXX met plus de temps à adopter un nouveau jeu et, quand c'est fait, y joue plus longtemps. Il n'est pas attiré par les jeux entièrement nouveaux mais adore découvrir une nouvelle version d'un jeu qu'il connaît déjà. (…) Petit à petit, au fur et à mesure des découvertes, il devient forcément de plus en plus courant qu'un jeu ait des points communs avec un autre qui lui est connu et la découverte est plus facile. Il semble aussi que ce soit plus facile pour lui de démarrer directement avec des petites pièces de jeu, contrairement à ce que font les enfants voyants : les petits Légos plutôt que les gros Mégablocs ; les petits clous du Coloredo plutôt que les plus gros, parce qu'il les appréhende mieux dans la main. Nous avons remarqué aussi que les goûts des enfants en matière de jeu sont aussi très influencés par l'offre existante. La différence n'est pas seulement inhérente au handicap : les petits sont intéressés par les puzzles tactiles ou les jeux des odeurs par exemple alors que les grands les refusent, l'habitude étant prise de ne plus faire appel qu'au visuel."
"Une idée pour les jeux chers : suggérer à votre ludothèque, si vous avez la chance d'en avoir une, de les acheter. Ca permet de les tester avec l'enfant en vue d'un achat ultérieur. La nôtre le fait parfois, surtout que les jeux un peu originaux faisant appel à d'autres sens que la vue sont intéressants pour tous. Il existe des cahiers de suggestions, ça ne coûte rien d'essayer !"
« Voici quelques idées de jeux pour bébés. Les jeux sonores type hochets sont un matériel très intéressant. Il faut toutefois permettre au bébé de faire de multiples découvertes en lui constituant une boîte d’objets usuels, en variant le plus possible les matières, les formes, les poids, les consistances, de les proposer un à un à l’enfant en verbalisant les sensations perçues (en voilà un qui gratte, et un autre qui est doux...Tiens, c’est une fourchette pour manger...). Voici une liste possible :
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Du matériel sonore sous différentes formes (grelots, boîtes à pellicules dans lesquelles auront été mis différents matériaux comme du riz, sable des cailloux…, des sacs à toucher remplis de papier crissant comme les papiers cadeaux…).
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Des balles molles, dures, à grelots, à picots, à poils… des objets lourds, non dangereux, comme les poids à scratch que l’on met autour des poignets.
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Des éponges grattantes, des brosses, des bigoudis, pompons… des guirlandes de Noël sous forme de colliers de perles
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Tous les jeux vibrants : sous forme de brosse à dents à piles ou de jeux du commerce. (comme les jouets qu'il faut tirer et qui vibrent)
Je trouve plein de matières sympas dans les magasins « Foire fouille », « Babou »… mais aussi dans les rayons animaleries qui regorgent de balles à grelots, à clochettes…. Nous avons plusieurs fois vérifié que c’étaient les mêmes balles que dans certains catalogues spécialisées, mais beaucoup, beaucoup moins cher !
Les boites à rangements peuvent être en fer (boites à gâteaux) pour que le bébé entende bien l'objet tomber dedans et qu'il puisse comprendre "tu mets dedans..." »
Livres tactiles
"Quelques exemples pour fabriquer des livres animés, c'est en anglais mais avec les images on comprend très bien.
http://robertsabuda.com/popmakesimple.asp
http://www.enchantedlearning.com/crafts/popupcards/
http://www.technologystudent.com/designpro/popup1.htm Je ne sais pas si ça marche avec en plus des matières collées..."
«XXX est un peu jeune pour interpréter les dessins, mais le relief accroît sa curiosité pour les livres, c'est déjà ++++ ! , les textures d'abord, puis les formes auront plus de sens à son âge et plus tard elle aura accès à la symbolisation... Quand ? Je dirais qu'il n'y a pas d'âge normal, en tout cas attendez peut-être que le langage de XXX soit un petit peu développé... Si vous la sensibilisez aux symboles très tôt, elle en bénéficiera forcément plus tôt de cet accès au sens de "l'image tactile". Vous connaissez sûrement les codes picto ? Adoptez un code : un de ceux qui existent ou mieux : celui de votre invention et transposez à plusieurs illustrations et à plusieurs histoires. Je vous conseillerais au départ en prenant pour exemple la représentation de l'arbre de choisir une matière pour le tronc et une autre pour le houppier, d'être constante dans la forme que vous leur donnerez et aussi dans la dimension du dessin et dans son orientation ainsi qu'à la position sur la page : un arbre est fixé au sol s'il voltige au milieu de la page avec une perspective en plus, ça n’est plus un arbre»
«Il faut déjà que l'enfant apprenne ce qu'est le bas et le haut d'une page. Pour un enfant voyant, c'est évident : il voit bien que l'herbe est toujours dessinée en bas et le ciel en haut mais pour XXX, jusqu'à ce qu'on le lui explique, le "haut" d'une feuille était plus éloigné de lui que le "bas", mais pas plus en hauteur.»
«Sur la façon dont les enfants aveugles acquièrent les images mentales des mots, Françoise Martinez (psy de Toulouse ayant beaucoup travaillé avec les enfants aveugles) dit "lorsque la vision n'est pas disponible, un avion entendu au loin (= vroum), l'avion dans lequel on s'installe (= fauteuil), l'avion-maquette exploré tactilement, sont trois objets de connaissance différents, indépendants les uns des autres, associables seulement par le vocable «avion» (si et seulement si le mot «avion» a été rencontré au moment de chacune de ces trois expériences différentes).»
«Avec le tout petit aveugle, il faut développer sa curiosité tactile, c'est à dire lui donner plein de matières différentes sous forme de jouets du commerce mais aussi des éponges qui grattent ou des éponges toutes douces, des balles de toutes sortes : lourdes, légères, à picot, à grelot... puis dés que possible, les objets de la vie quotidienne brosse à dent, à cheveux, couvert, casserole... mais aussi quand on est dans la cuisine des carottes, poireaux... Progressivement votre bébé va se créer ses images : une carotte, c'est mouillé, dure et cela sent telle odeur. C’est maman qui me la donne quand je suis à la cuisine. Quand l'enfant devient curieux, qu'il n'a plus peur de toucher, on peut lui proposer des petits livres :ceux qu'on va le laisser manipuler tout seul et qui peuvent se construire à la maison : ce sont des livres cartonnés qui apprennent l'enfant à compter par exemple : on colle sur le livre du commerce des matières pour matérialiser le tour de la page, on y installe une forme sur une page, puis deux formes sur une autre, puis trois formes... au grès des formes et des textures que l'on trouve... on y colle aussi un ou deux mots braille pour qu'il fasse connaissance tout doucement avec cette écriture, comme le fait l'enfant voyant... et les autres livres avec des histoires que l'enfant lira avec un adulte comme les livres "des doigts qui rêvent" ou autres. Puis, il y a une phase d'apprentissage ou l'on apprend le haut, le bas, la droite, la gauche... avant, après... sur soi, sur les autres, sur une feuille. Cet apprentissage-là se fait tous les jours dans la vie quotidienne, dans les jeux... Et au cours d'exercices dirigés ou l'enfant doit prendre la fourchette et après le verre. ou il devra retrouver une carte ou le triangle se trouve après le rond... En ce qui concerne les cartes, pour aider l'enfant à retrouver l'endroit de l'envers, un code est : couper le coin droit, en haut. Sur certains jeux en bois, je mets une ligne en feutrine en bas, et l'explique aux enfants. Pour ce qui est ensuite de la représentation mentale d'une image, c'est un vaste débat. En ce qui concerne les petits, la représentation d'une maison, c'est davantage son odeur, les personnes qui y sont, la route pour y aller... que la maison traditionnelle avec "mur, portes, toit et cheminée" Une voiture, c'est : le bruit, les chansons du poste, l'odeur, le siège auto. C'est une autre représentation ni meilleure, ni moins bonne, parce que la personne aveugle aborde la vie avec ses autres sens que la vue. Elle est capable d'intégrer les mêmes concepts par des chemins différents. Le plus important pour moi, avec un tout-petit enfant, c'est de le rendre curieux et lui donner plein de choses à découvrir en variant le plus possible. Au départ, parce qu'il n'aime pas forcément la nouveauté, il va se satisfaire des quelques objets qui seront à sa disposition. En le rassurant, il va accepter de prendre ce qu'on lui propose mais il ne pourra, en raison de sa déficience visuelle, être très rarement le demandeur».
«Je ne parle pas d'images de voyants, il ne s'agit pas de faire voir les aveugles à travers le tactile mais de les mettre en situation de savoir. C'est pourquoi, il est impératif de produire les propositions graphiques, même texturées en relation avec l'évocation environnementale de l'enfant et dans une modalité de représentation qui soit en adéquation avec ses sensations tactiles. »
"Je ne détiens pas la vérité mais je pense que plus tôt nous sommes confrontés à ce truc bizarre du 3D converti en 2D plus on stocke d'images dans sa bibliothèque mentale et plus c'est facile plus tard. En revanche (…), je crois que cela reste du domaine du concept intellectuel et que cela n'a jamais vraiment le statut de perception. C'est pour moi un peu comme si l'on faisait dans ces cas là un travail d'analogie plus ou moins poussé. Un travail d'association du genre, ce truc tordu qui ne veut rien dire, qui ne signifie rien, et bien, c'est un personnage vu de face, je l'admets, je le mets dans ma bibliothèque mentale et quand je le rencontre de nouveau, je sais que cela veut signifier un personnage de face même si dans mon univers mental quotidien cela ne veut rien dire. Et ainsi, d'expériences en expériences, j'acquieres un fond suffisant pour être mieux en phase avec les perceptions visuelles. Peu à peu, je deviens en quelque sorte bilingue même si ma langue maternelle reste la perception tactile.Commencez par des formes simples comme le sapin et aussi par des formes qui peuvent être confrontées à l'objet réel. Les enfants trouverons ça loufoque la façon dont on représente un bol par exemple, un couteau, une fourchette."
"L'usage de la texture peut être un thème en soi dans l'élaboration de livres tactiles, nous en connaissons certains exemples. Idem pour les formes géométriques. Mais, de même que les couleurs sont utilisées en particulier, pour différencier des formes, les textures peuvent également être des supports de formes représentant le réel ou l'imaginaire. Si la plume réfère à l'oiseau, comment fait-on avec les "poils"? Que fait-on pour les personnages humains, les fruits, les légumes, les objets du quotidiens ? etc., etc. Des verres ou des cuillères, nous en rencontrons en verre, métal, en plastique, en bois, en carton... La forme souvent induite par sa fonction se décline en divers matériaux. Au contraire, un matériau se décline pour diverses applications, tenez par exemple un tissu quelconque, il peut devenir vêtement, canapé, rideau, sac... Si les propos des livres se réfèrent prioritairement à l'environnement de l'enfant, je crois que celui-ci attribuera progressivement la forme "aplatie" à l'objet tridimensionnel car des éléments caractéristiques perdurent. Par exemple la tasse, le biberon et sa tétine, le profil d'un lit, d'un siège, un nounours de face etc. etc. Peu à peu il serait possible d'y associer du mouvement, des interactions. Ces formes suffèreront des éléments de structure au lexique acquis peu à peu. Ces formes chargés d'étayer des histoires peuvent être découpées dans toutes les matières que vous souhaitez. Il est sans doute plus difficile de travailler en fonction de matières que des couleurs."
"Certains se demandent si les premières étapes amenant l'enfant à la lecture (jeux sur les textures, les formes géométriques, livres à toucher...) ne l'enferme pas dans des stéréotypies qui l'éloigneraient de l'univers culturel des voyants et de leur référentiel. Je parle bien évidemment d'enfants aveugles ou très mal voyants de naissance (ou durant leur première année). Pourquoi leurs congénères voyants auraient-ils à leur disposition depuis leurs premiers mois de vie, des livres très colorés avec des formes très contrastées ? Pourquoi leur lit-on des histoires sans histoires (un lapin malin se promène dans le bois... deux dauphins....) qui ont pour but d'apprendre que ce dessin représente un lapin (qui n'a entre nous aucune ressemblance avec le vrai lapin des clapiers), de lui constituer également un stock d'images, de mots, et de l'attirer vers l'écrit... Pourquoi les chiffres, les lettres, tout est écrit en gros, et proposé à des enfants entre 6 mois et deux ou trois ans qui n'ont absolument pas l'âge pour les reconnaître ? Pourquoi l'approche du nombre, la reconnaissance des formes sont des points obligatoirement travaillés à l'école maternelle en cycle 1 ?. Pourquoi, alors lorsque l'on parle de livres pour les bébés ou très jeunes enfants aveugles ou très mal voyants, il faudrait faire très attention, réfléchir sur tous les risques que cela engendrer... (…) Pourquoi la forme d'un animal permettrait à la personne aveugle d'avoir une meilleure image mentale que sa texture ? La forme graphique d'un chien se différencie peu de celle d'un loup, d'un cheval... surtout si les tailles sont les mêmes. Alors la personne doit apprendre, même si cela ne veut rien dire pour elle. De plus, elle ne peut faire cet apprentissage qu'en présence d'une personne voyante qui sert de "traducteur". J'ai vu trop d'enfants à qui on ne proposait rien, pensant (avec beaucoup d'arguments) qu'ils n'étaient pas prêts, qu'il fallait attendre. Attendre qu'ils aient envie de toucher, attendre qu'ils parlent pour nous dire ce qu'ils pensent, attendre qu'ils aient envie de découvrir.... pour qui on n'ose pas leur proposer de découvertes de peur de mal leur proposer. Ces enfants, peu nourris intellectuellement (par impossibilité de stimulation visuelle, par manque de jeux spécifiques dans le commerce, par la trop grand rareté des livres adaptés, par des activités trop copiées sur les activités de voyants....) finissent par se satisfaire de ce qu'ils connaissent, et de ce qu'ils ont à leur disposition (souvent, des jeux sonores uniquement). Ainsi lorsque l'on finit par estimer qu'ils ont l'âge, certains qui auraient pu, ne sont plus au top, n'ont plus envie....et restent "sur les chemins de traverse". Je pense réellement que les propositions, de façon précoce, les petits jeux de textures, de formes, de manipulation (qui au-delà du jeu apprend à l'enfant à rester assis à une table, à écouter les consignes, à sélectionner différents types d'information, à être en relation avec autrui..) ne peut que préparer l'enfant aveugle au monde du tactile, et par extension, par l'intermédiaire des livres tactiles, de la lecture. L'imaginaire de ces jeunes enfants, bien réel, est composé de sensations, des souvenirs, des situations anecdotiques qui leur appartiennent, de compréhension du vocabulaire qui, au départ de la vie est basé uniquement sur leur vécu. Ils portent une attention particulière sur les odeurs, les bruits, le ton et les nuances de la voix... domaines qui nous sont moins accessibles. Plus tard, plus grands, parce qu'ils seront intéressés par tel ou tel domaine, ils rechercheront le savoir, aimeront comparer... Savoir si leur référentiel est meilleur ou moins bon que nos images visuelles ? Je n'y connais pas grand chose mais je ne sais pas si une personne passionnée de musique aura les mêmes images qu'un artiste peintre...? Ni si toutes les images que nous, voyants, avons, ne sont que visuelles ? Dans ce cas, que devient la madeleine de Proust ?"
"Il est facile de faire soi-même des livres tactiles. Il suffit de prendre des morceaux de carton, ou encore du papier bristol pour les pages, et de les attacher ensemble (après y avoir ajouté texte et matière) soit dans un magasin spécialisé (magasin de photocopies) soit en utilisant ficelles, rubans etc...Les livres que j'ai fait pour XXX quand il était petit, sont : Un livre de textures (une matière différente sur chaque page comme coton, papier de verre, bois, éponge...) Un livre de nombres (série de nombres croissants sur chaque page écrite en braille (on peut aussi mettre les nombres "en noir" en utilisant du papier feutre) et le nombre correspondant d'objets (boutons, pompons...) Un livre de petit et grand (2 exemplaires du même objet par page sauf que l'un est petit et l'autre est grand, par exemple des boutons, des pâtes crues, etc..) Un livre sur le visage (sur chaque page on ajoute un élément nouveau du visage (bouche, nez, yeux...) Un livre de lignes (sur chaque page des lignes de différentes tailles, de différentes textures...) pour s'exercer a suivre les lignes écrites en braille. Pour chaque livre, j'ai ajouté en braille le nom de l'objet utilisé, ou la description de la texture. Cela permet d'introduire le braille, d'en parler, de la même façon que les premiers livres des enfants voyants ont toujours un peu de texte en noir. On peut de la même façon écrire du texte agrandi en utilisant par exemple du papier en feutre."
"J'ai aussi assemblé des livres avec XXX qui me dictait des histoires ; ou bien sous forme de journal : par exemple, "le voyage a la plage". J'ai ramassé des coquillages (mettre un exemplaire de coquillages), j'ai marché dans le sable (coller du sable, ou utiliser du papier de verre) etc...Faire des livres à thèmes : c'est l'automne, les feuilles tombent (aller ramasser des feuilles mortes dehors et les coller sur une page), on ramasse des pommes (avoir toujours une pomme à portée de mains qu'il peut sentir, goûter, etc...)"
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