Peut-on être de véritables partenaires dans la structure où sont nos enfants ?
Petit rappel lexical
- être partenaire correspond à être associé
- la structure est le lieu où sont accueillis nos enfants : crèche, nourrice, halte garderie, école, centre spécialisé
Voici quelques exemples de mauvais « partenariat ». (Ces exemples sont bien réels !)
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Une nourrice n’a plus accepté un enfant à partir du moment où elle a appris son handicap.
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Des plages horaires quotidiennes intolérables proposées à des enfants par des directeurs d’école ou par des institutrices : ¾ d’heure par jour, pour d’autres de 8 heures à 10h30, ou encore à partir de 10heures ¼…
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Une institutrice pour laquelle il va de soi qu’une enfant de 4 ans ½ fasse la sieste l’après midi, alors que les autres enfants de son âge, et non handicapés, n’en ont pas l’obligation.
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Une psychologue scolaire qui émet des jugements à l’emporte pièce.
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Une institutrice qui rappelle la maman au moindre symptôme d’un début de maladie, alors qu’elle ne le fait pas pour les enfants non porteurs de handicap.
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Un médecin scolaire pour qui malvoyance = cécité
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Une halte garderie qui, à partir du moment où un diagnostique de malvoyance a été annoncé dans la structure, a exigé un certificat médical pour pouvoir continuer à accueillir l’enfant… qui venait là régulièrement depuis 6 mois…
On n’en finirait pas… et cette énumération peut être rallongée !
Il faut noter qu’en cas de déficience visuelle, un instituteur a toujours peur que l’enfant malvoyant se cogne, ou tombe. Exprime t’il les mêmes peurs vis-à-vis des enfants ordinaires, souvent nettement plus remuants ?
On note aussi que le handicap mental fait encore plus peur aux éducateurs que le handicap physique ou sensoriel.
Etre partenaires, pour nous parents, signifie tellement plus que ces obstacles sur lesquels nous butons !
Voici le résultat de nos discussions, de nos actes, de nos décisions et de nos souhaits : d’un côté les efforts que nous, parents, devront être prêts à fournir de façon quotidienne, et de l’autre les améliorations qu’on aimerait trouver dans les structures…
Il faut remplacer, selon le cas, le mot « instituteur » par celui de « crèche », « nounou », « halte garderie, », « école spécialisée », « école », ou « centre spécialisé ».
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L’instituteur doit absolument être volontaires et accepter le challenge. Lui forcer la main équivaudrait sans doute à un échec. |
Ils doivent bien préparer les rencontres parents/professionnels, et bien élaborer leur questionnaire. |
| L’instituteur doit s’adapter à l’enfant, et non l’inverse. |
Ils doivent établir des relations de confiance. (est il utile cependant de préciser par exemple qu’un enfant a des troubles du comportement, si ceux-ci ne perturbent pas trop la classe ?) |
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Doit agir avec l’accord des parents. |
Ils doivent exprimer clairement leurs attentes et leurs demandes. |
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Doit parler de l’organisation au quotidien. |
Ils doivent se renseigner sur l’organisation du quotidien. |
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L’instituteur doit dédramatiser des situations, sous peine d’aboutir à une impasse. |
Ils doivent dédramatiser des situations préoccupantes. |
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Il doit noter l’effort de l’enfant en même temps que le résultat. |
Ils doivent participer à la vie de la structure (fêtes d’école, sorties, accompagnements…). |
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Il ne doit pas voir que le handicap de l’enfant. |
Ils ne doivent pas voir que le handicap de leur enfant. |
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Il doit faire aller l’enfant au bout de son potentiel, et ne pas se dire que « étant donné son handicap, c’est déjà pas si mal… ». |
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Il doit instaurer un cahier de transmission, pas forcément quotidien, mais au minimum hebdomadaire. |
Ils doivent demander des bilans au moins deux fois /an, et noter ce qui arrive de significatif dans la vie de l’enfant sur le cahier de transmission. |
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La classe doit être à petit effectif. |
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L’instituteur doit toujours donner à l’enfant porteur de handicap une chance de revenir en milieu ordinaire. |
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Il ne doit pas noter uniquement ce qui ne va pas chez l’enfant. |
Ils ne doivent pas voir leur enfant uniquement au travers de ses manques. |
Lorsqu’on parle d’intégrations aux instituteurs, en particulier du public, ceux-ci pensent aussitôt « auxiliaires d’intégration », (AVS auparavant), les mettant comme condition préalable à l’intégration d’un enfant porteur d’un handicap.
Or une intégration peut s’effectuer sans AIS, mieux vaut même considérer ces deux éléments comme dissociables, puisqu’il y très peu D’AIS.
On voit souvent des élèves renvoyés chez eux un matin parce que l’ AIS n’est pas au RV…
Enfin, l’intégration en milieu ordinaire n’est pas forcément ce qu’il y a de mieux pour l’enfant. Les parents doivent parfois choisir une institution spécialisée, ce qui est parfois douloureux et prend du temps….
Pour vous éviter "la désespérance" et une interminable errance sur " le parcours du combattant" de la malvoyance" voici rassemblées dans le guide d'intégration scolaire de Pierre Laurier quelques pistes d'information glanées au fil de son expérience
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