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Vie quotidienne
Trucs et astuces
La reconnaissance du sens des vêtements peut s’avérer délicate. On peut aider l’enfant en adoptant un mode de reconnaissance qui ne changera pas, comme un code. Je dessine des motifs, ou des lettres brailles, avec la peinture « pictixx »

 rond de serviettes... marqués en braille
C’est une peinture que l’on fait sur textile, qui gonfle au repassage très chaud sur envers. Il faut adopter un emplacement pour cette marque qui ne changera pas. Pour notre fille, c’est : jambe droite, en bas et devant droit, en haut.

J’ai fait fabriquer quantité de livres de brouillon pour ma fille, en utilisant des feuilles imprimées recto destinées à être jetées. Pour cela, j’ai tracé des lignes très épaisses noires distantes de 8 cm, puis j’ai fait photocopier ces lignes sur toutes les feuilles, côté verso évidemment, puis je les ai faites relier/spirale.
Quand ma fille possédait une (très relative !) maîtrise de cette largeur d’interligne, je fabriquais un autre cahier, avec des lignes disantes de 6, puis de 5 cm, puis de 2, toujours au trait épais.

Locomotion
Il faut savoir que le port de la canne jaune est possible pour les malvoyants. J’ai toujours encouragé ma fille à marcher, et abandonné assez tôt la poussette. Mais la marche en terrain inconnu seule et en pleine lumière reste difficile.
Pour notre part, nous partions en randonnée avec elle. Elle était assez craintive, éblouie par le soleil, ne distinguant pas du tout les reliefs. J’ai fabriqué pour elle un léger harnais de taille, en employant de la corde d’escalade, des mousquetons, des clips pour refermer la corde autour de la taille. Au début, je fixais les harnais de manière à ce qu’elle nous sache proches, mais sans lui tenir la main. Petit à petit, j’ai rallongé la corde, tout en faisant très attention à lui donner les indications nécessaires : caillou devant, trou, attention orties, attention ronces devant, etc.

| Elle marche maintenant aussi bien et aussi longtemps que nos deux autres filles, et ne prend la corde d’assurance que dans les chemins difficiles ou caillouteux, ou en grande pente. |
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lunettes
Certains enfants malvoyants peuvent être gênés par le soleil, voir dangereusement éblouis s’ils sont photophobes. Le port d’une casquette dite américaine (très longue visière) est recommandé, en plus de lunettes teintées, ou de lunettes coques.

Si possible, il faudra se diriger vers des opticiens ayant un rayon malvoyant. Ils sont de bon conseil.
Nous sommes toujours allés chez un opticien de quartier, qui a toujours accédé à nos demandes. Lorsque nous trouvions les verres trop ou pas assez foncés, il les a toujours gracieusement changés. Mais il est très important de beaucoup se renseigner avant, de manière à savoir ce qui se fait, ce qui est le meilleur pour votre enfant, le mode de remboursement. Et là, hélas, les ophtalmologues ne se montrent pas toujours à la hauteur…. Pourtant, là aussi nous pourrions être d’une grande aide, nous parents !
Il faut que le spécialiste que vous consultez sache que : - vous comprenez ce qu’il vous dit - vous avez le droit d’avoir une opinion - il vous doit des explications correctes
Là encore, tous mes remerciements à celles et ceux de RPLISTE (cf les liens), Ghislin, André, Nicolas, Christophe, Vincent, Pierre et j’en oublie, qui m’ont patiemment répondu via l’internet, ont gentiment fait des recherches pour moi, et grâce à qui nous avons pu choisir les verres et monture corrects… Le choix des spécialistes qui vont aider votre enfant est très important, mais il ne dispense pas de s’être bien renseigné auparavant…
Pour permettre de mieux comprendre les réactions, les difficultés ou les gestes des malvoyants, le site http://my-vision-simulator.com/ présente un "simulateur de vision" qui montre une image avec différents défauts de vision, où l'on peut choisir différents paramètres.
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